mercredi 28 avril 2010

iPhone et musées: un amour toujours plus fort

tate
Plus de 20 musées ont maintenant lancé leur application iPhone dans le Monde et le rythme s’accélère. Les applications iPhone muséales gagnent en variété et en originalité.
Après
Ben à Lyon et son esprit décalé, le Louvre et ses bonnes performances (plus de 1 million de téléchargements), 3 nouvelles applications débarquent sur iTunes dans 3 genres et 3 positionnements différents : la Pinacothèque de Paris, la tate de Londres et les musées en France.

A l’occasion de la 10ème installation du Turbine Hall de la Tate Modern, la Tate propose sa première application iPhone consacrée à l’oeuvre de la polonaise Miroslaw Balka, “How it is”. Produite par la société Nexus et le créateur multimédia Champagne Valentine, cette application est une triple première. Elle est clairement sponsorisée par Unilever, également sponsor de l’installation et dont le logo figure en page d’accueil de l’application. Elle propose une immersion 3D interactive dans l’oeuvre monumentale. En bonus, l’application est dotée d’un “jeu de piste virtuel” qui s’active via le GPS lorsque vous arrivez près de la Tate Modern. Plus classiquement, l’application “how it is” contient de nombreux contenus audio et vidéo avec en prime une navigation très fluide et un design élégant. tate reste décidément à la pointe de l’innovation numérique. La Tate annonce le lancement d’autres applications iPhone en 2010.

Comme annoncé sur ce site, la Pinacothèque de Paris consolide sa politique d’innovation numérique avec le lancement d’une nouvelle application évenementielle consacrée à sa nouvelle exposition Munch. Innovation et audace : cette application est vendue 2,99 euros sur iTunes. cette première application muséale payante en France propose 45 minutes de contenus audio sur l’artiste et 49 oeuvres présentées. A ce jour, deux institutions anglaises, la national gallery et le V&A, avaient tenté l’expérience de l’application payante sans en révéler les chiffres de vente. Seconde innovation commerciale : l’application payante fait l’objet d’une mise en avant poussée sur les affiches publicitaires de l’exposition dans les stations de métro et sur les bus de Paris.

Une nouvelle application “collective” a vu le jour cette semaine en France. Initiée par Universcience et la société i-Marginal, en partenariat avec la BNF, la RMN et le Museum National d’Histoires Naturelles,
“Culture Clic” a bénéficié du soutien financier du programme proxima Mobile lancé par le gouvernement français (délégation aux usages de l’internet et secrétariat d’état au développement de l’économie numérique). L’application propose plusieurs services : une carte de France de 1 300 musées et lieux culturels géolocalisables et un service de réalité augmentée permettant de visualiser plusieurs centaines de tableaux de la BNF et de la RMN. D’autres fonctionnalités viendront enrichir cette application.
cultureclic1

Faire du ciel la plus belle expo de la terre

a380-2
Depuis fin janvier, Air France propose un nouveau service à ses passagers de l’airbus A380 : visionner des expositions et des collections de grands musées internationaux pendant leur vol.
En effet, les passagers de première classe ou classe affaires auront le privilège de pouvoir visiter une “galerie”, sur le pont supérieur, composée d’écrans multimédias. Les collections du Louvre ou encore du Palazzo Grassi et la Pointe de la Douane à Venise sont ainsi disponibles à des kilomètres d’altitude !
Air France présente cette nouvelle galerie comme “un espace de détente dédié à la culture et à l’art” et a déjà accueilli l’exposition “Titien, Tintoret, Véronèse… Rivalités à Venise”. La compagnie poursuit son partenariat avec le Louvre et propose à ses passagers l’exposition “Sainte Russie”, qui a débuté le 5 mars 2010 sur terre.
En février dernier, le Palazzo Grassi et la Pointe de Douane à Venise, avait déjà collaboré avec Air France pour proposer une exposition virtuelle “Mapping Studio : Artiste de la collection François Pinault”, à travers 300 oeuvres de 60 artistes.
Un nouveau service, dédié à certaines bourses, qui permet aux musées de s’exporter hors de leurs murs sans engager de frais de transport d’oeuvres… Un partenariat innovant pour la marque des musées et leur développement.

Magazine en ligne et exposition virtuelle au Jeu de Paume

jeudepaume
Le Jeu de Paume poursuit ses initiatives numériques et lance un magazine en ligne ainsi qu’une nouvelle exposition virtuelle dans son espace dédié sur son site internet.
Dans ce nouveau service de magazine en ligne, les internautes peuvent découvrir des entretiens audio mais également vidéo. Les thématiques sont variées, du témoignage historique d’une commissaire d’exposition au regard analytique d’un artiste sur son oeuvre.
Galerie d’images, interviews, liens ou encore articles sélectionnés, le magazine est également un moyen de relier toutes les informations publiées par l’institution. Dailymotion, flickR, Youtube viennent ainsi compléter le contenu du magazine. Une newsletter permet de fidéliser les internautes qui souhaitent découvrir les coulisses et les entretiens.
En plus, une exposition virtuelle en ligne en lien avec Second Life:
Nous sommes en 2066 et Alissa, un logiciel informatique qui interagit avec un serveur, évolue dans le monde de Second Life. Inspirée de la toile mais également de vraie femme, Alissa cherche à comprendre et explorer le monde virtuel qui l’entoure. Elle est accompagnée de Miladus, l’avatar de Milad Doueihi historien spécialiste des religions, qui est un autre habitant de Second Life.
Sur Second Life, Alissa et Miladus engagent une discussion continue dans laquelle les visiteurs du site Web de Jeu de Paume sont invités à participer. Ce projet, porté par l’artiste Agnès de Cayeux offrira aussi des sessions régulières sur des thèmes spécifiques : exil, les émotions, oubli et rêves. A terme, ces dialogues fourniront le scénario d’un prochain film du monde virtuel.
Au cours de la présentation du projet par Internet, les visiteurs peuvent regarder Alissa vivre et se développer et pourquoi pas la rejoindre sur le site Second Life afin de dialogue directement avec elle. Cette dernière se développera conformément aux échanges avec des visiteurs ! Ce projet artistique explore la mémoire et l’intelligence artificielle tout en donnant rendez vous aux internautes de s’exprimer sur le sujet.

mercredi 21 avril 2010

Le MOCA de Los Angeles: mauvais point côté budget

Le bureau du procureur de Californie vient d’ordonner au Museum of Contemporary Art de Los Angeles (MOCA) de réviser ses pratiques budgétaires. Il requiert le recrutement d’un consultant et une meilleure formation de ses dirigeants.
Alors que le MOCA vient de bénéficier d’une importante campagne de financement menée par
Eli Broad, un rapport du procureur général de Californie publié par le LA Times formule de sévères critiques sur la gestion du musée depuis 2000 et somme le musée de revoir son administration financière.La crise financière du MOCA a été révélée en novembre 2008 par The Times. Les dépassements de dépenses et les pertes du fonds d’investissement avaient réduit le budget de 38,2 millions de dollars en 2000 à 5 millions de dollars en 2008. Le directeur du musée Jeremy Strick avait démissionné. Son remplaçant, Charles Young, devait stabiliser les finances. Les dépenses annuelles ont été réduites. Après enquête, le musée a finalement adopté un plan de sauvetage financé par le philanthrope Eli Broad.
Le musée a reçu l’ordre de recruter un consultant chargé de conseiller sur les questions budgétaires. D’autre part, le MOCA doit assurer une meilleure formation de ses administrateurs sur leurs responsabilités financières, aussi expérimentés qu’ils puissent être. Un porte-parole du bureau du procureur a émis l’hypothèse que les membres du conseil pourraient être condamnés à rembourser l’argent. Cependant, la loi californienne protège les membres du conseil. Le futur directeur du MOCA, Jeffrey Deitch, qui prendra ses fonctions le 1er juin 2010 a déjà fait savoir qu’il ferait de la « restauration » financière du musée sa priorité absolue.

samedi 17 avril 2010

Projet d'extension pour le Kunstmuseum de Bâle

http://www.archtracker.com/wp-content/uploads/2009/12/Kunstmuseum-CG-P.jpg

Le Kunstmuseum de Bâle a trouvé son mécène et ses architectes pour son projet d’expansion. La fondation de la mécène Maja Oeri a fait don de 50 millions de francs suisses et le projet a été confié aux architectes bâlois Christ & Gantenbein.

Maja Oeri, héritière de la famille fondatrice de l’empire pharmaceutique Roche, mais aussi présidente de la Fondation Emmanuel Hoffman – créée en 1933 par Maja Hoffman-Stehlin – qui œuvre pour la promotion de l’art contemporain, a fait un don de 50 millions de francs suisses pour l’agrandissement du Kunstmuseum de Bâle, projet d’un montant de 100 millions de francs suisses soit 70 millions d’euros, a annoncé le site swissinfo.ch.
L’autre moitié devrait provenir du canton de Bâle. Celui-ci devrait présenter d’ici l’été 2010 une demande de crédit de 50 millions de francs suisses au Parlement qui devrait se prononcer à l’automne de la même année.
Par ailleurs, le jury du concours d’architecture pour le projet d’extension s’est prononcé en faveur des architectes bâlois Christ & Gantenbein qui sont dorénavant chargés de la conception de la future annexe du musée. Une expansion nécessaire car aujourd’hui, seuls 5% des œuvres de la collection du Kunstmuseum de Bâle sont accessibles au public, faute d’espaces d’exposition suffisants. Un tunnel souterrain devrait relier le nouveau bâtiment à l’ancienne bâtisse des années 1930.

Source: www.artclair.com

La téléréalité artistique de Sarah Jessica Parker

"Work of Art: The Next Great Artist" contestants, judges, host and mentor

L’actrice et productrice Sarah Jessica Parker, héroïne de "Sex and the City", vient de signer un contrat avec la chaîne câblée Bravo afin de produire une émission de télé-réalité sur le thème de l’art. Première diffusion le 9 juin 2010.

« Work of Art : The Next Great Artist » mettra en vedette 14 artistes en herbe âgés entre 23 et 46 ans et recrutés à travers tous les Etats-Unis depuis l’été 2009. Pour chaque épisode, les concurrents devront créer des œuvres d’art unique en respectant un certain nombre de directives et différents supports comme la peinture, la sculpture ou encore la photographie, précise le LA Times.
Tout cela sous l’œil pointilleux d’un jury composé de professionnels du monde de l’art. Le panel comprend Bill Powers, le nouveau propriétaire de la York Gallery, Jerry Saltz, critique d’art pour le New York Magazine et Jeanne Greenberg Rohatyn, directrice de la galerie Salon 64 à New York. Et en « guest star », l’actrice China Chow ou encore l’auctioneer Simon de Pury, lui-même, qui devrait servir de mentor aux concurrents.
Le lauréat touchera une allocation de 100 000 dollars soit environ 73 000 euros et bénéficiera d’une exposition personnelle au Brooklyn Museum.

Source: www.artclair.com

La culture: une arme de guerre?

http://www1074.ssldomain.com/thesah/images/photo/Logos/NEA_LogoColor.jpg

Intitulée « Arts build Communities », la déposition devant la Chambre de l’Intérieur, de l’Environnement – organisme qui décide du budget du National Endowment for the Art (NEA) – de l’ancien brigadier général Nolen Bivens, défend les arts et la culture comme des outils – ou plus exactement une arme – diplomatiques et militaires.


D’après le LA Times, il appartient à la nation, selon Nolen Bivens de faire appel aux arts pour améliorer les besoins nationaux en matières de sécurité, pour assurer une plus forte diplomatie culturelle et une meilleure réinsertion pour soldats blessés et les vétérans dans leur phase.
Il cite le pillage du Musée national irakien en avril 2003 comme un exemple explicite d’échec pour gagner la confiance de l’opinion publique irakienne. Or, ceci est, selon lui, un élément essentiel pour éviter l’émergence de groupes insurrectionnels et terroristes. Il propose également un programme de sensibilisation et de formation des troupes américaines à la culture et la civilisation des pays concernés.
Par ailleurs, il prône la diplomatie culturelle comme une stratégie clé pour la sécurité des Etats-Unis. Les échanges internationaux d’artistes et de personnalités du monde la culture sont les éléments de cette stratégie. Le soutien aux arts et aux artistes peuvent aider à trouver des valeurs communes et mener à des solutions pacifiques.
Dernier élément de son discours : les arts comme aide à la réinsertion civile des soldats blessés et des vétérans. Le NEA doit continuer de soutenir les organismes et les manifestations artistiques et culturelles qui promeuvent les créations des vétérans de guerre. Il cite à titre d’exemples, le National Vietnam Veterans Art Museum de Chicago ou encore le Festival national des créations des vétérans qui a lieu chaque année.

Source: www.artclair.com

jeudi 21 janvier 2010

Reality show artistique aux USA

nbc-bravo

La chaîne américaine Bravo du groupe NBC Universal tente le pari de la télé réalité artistique et lance un concours entre 14 artistes contemporains, mis en compétition et évalués par des professionnels. Une émission qui a pour ambition de trouver le prochain grand artiste de demain !

Dans chaque épisode, les concurrents ont pour défi de créer des pièces uniques dans un art différent comme la peinture, la sculpture, la photographie, le collage et le design industriel. Les producteurs promettent que les missions hebdomadaires seront toujours plus originales et défieront les artistes à repousser les limites de leurs compétences techniques et des frontières créatives.

Les oeuvres seront évaluées par le jury accompagné d’un nouveau juge célèbre invité chaque semaine. Le jury est composé d’experts reconnus avec Bill Powers, propriétaire de Galerie à New York, Jerry Saltz, le critique actuel d’art pour le Magazine New York et Jeanne Greenberg Rohatyn, conservateur estimé et le propriétaire de la galerie Salon 94.

En plus de son exposition dans un musée national, le vainqueur se verra remettre par la présentatrice China Chow un chèque, pour accompagner et soutenir son travail de création.

Voir le site internet de la chaîne Bravo

Source: www.club-culture-innovation.fr

Vente aux enchères sur iPhone

encheresmtg-2

LiveAuctioneers a lancé la première application mondiale qui permet de participer à des ventes aux enchères via son téléphone de type Smarphone.

L’application, téléchargeable gratuitement sur l’Apple Store, est compatible avec l’iPhone, iPod Touch et une version existe déjà pour les Blackberry. Cette application permet aux utilisateurs d’interagir, en temps réel, à n’importe quelle vente aux enchères, facilitée par la plate-forme d’offre de LiveAuctioneers.

Pour enchérir en temps réel via son iPhone, l’utilisateur s’inscrit en ligne avec la maison de vente aux enchères de son choix. Après l’approbation de la maison de vente aux enchères, l’utilisateur est autorisé à participer et enchérir pendant les ventes. L’application permet également de voir les enchères qui sont en cours. C’est une évolution considérable dans le monde des enchères : si on pouvait déjà y participer grâce un ordinateur portable, on peut désormais s’en passer ! Les utilisateurs peuvent être n’importe où, tant qu’ils ont l’accès à leur iPhone ou iPod.

Découvrez l’application de LiveAuctioneers

Source: www.club-innovation-culture.fr

Google produit le site du Musée National Irakien

Google et les trésors de Bagdad

Après le Prado et les livres anciens, Google vient au secours de Babylone. Lors d’une visite officielle à Bagdad, le patron de Google a annoncé que son entreprise allait produire le site du Musée National irakien.

Google a déjà passé commande de 14 000 clichés du musée et de ses œuvres qui seront mises en ligne au début de l’année 2010. Une autre campagne photo portera sur d’autres lieux du patrimoine irakien situés en dehors de la capitale et viendra enrichir le site.

Le Musée national irakien a réouvert ses portes en février 2009 après une fermeture de 6 ans et surtout une quasi destruction en avril 2003, à la chute de Saddam Hussein. A cette époque l’armée américaine avait été accusée de ne pas avoir pris les mesures adéquates pour protéger ce lieu et éviter sa destruction et surtout la dissémination de ses trésors babyloniens, assyriens et islamiques. A ce jour, seules 5 000 œuvres ont été retrouvées sur les 15 000 que comptait le musée avant 2003.

Source: www.club-innovation-culture.fr

Partenariat France Télévisions/institutions culturelles

4semaines12


Les musées et lieux culturels français étaient déjà présents sur le petit écran grâce aux programmes « d’Art d’Art » (France 2), « des racines et des Ailes » (France 3), « une nuit au musée » (France 5) et « Palettes » (ARTE). La visibilité de la culture à la télé pourrait encore s’accroître avec le partenariat conclu pour 4 ans entre France Télévisions et le musée du Louvre afin de « favoriser l’appropriation de l’art et de la culture par un large public ». France Télévisions en a profité pour annoncer qu’il envisageait d’autres accords avec les grandes institutions culturelles françaises.

Cet accord intervient au moment où se multiplient d’autres partenariats musées / TV sur la toile :
- Le musée du Louvre s’est associé à Arte pour dévoiler ses coulisses au travers des contributions du public et des internautes

- Curiosphère.tv, la plateforme éducative de France 5 s’est rapprochée de la BNF pour proposer 11 courts portraits d’écrivains qui répondent tous à la même question « pourquoi écrit-on ? »
- Arte a accompagné le centre de Musique Baroque de Versailles en diffusant l’opéra de Lully, « Céphale & Pocris » sur son site web arteliveweb.com.
La Grande Bretagne connait la même convergence musée/audiovisuel

Outre Manche, musées et chaines TV tissent les mêmes relations de partenariat. Après l’accord entre Channel 4 et la tate, la BBC a annoncé une alliance avec le British Museum pour raconter leur histoire du Monde.

Source: www.club-innovation-culture.fr

Crise dans les musées américains: faut-il vendre les collections?

MANY

A New York se tenait à la mi-janvier un grand colloque des musées de l'Etat sur la vente d'œuvres d'art pour payer les factures en temps de crise. Un débat complexe et intense entre les acteurs du monde culturel américain, entre ceux favorables à une législation interdisant la vente, et d'autres rejetant une telle mesure.

En ces temps de crise, certains musées américains ont du vendre des œuvres de leur collection pour renflouer des caisses vidées par la récession. De nombreux autres musées ont été tentés par ce genre de mesure, et presque tous y ont pensé.
Si les grands musées arrivent à limiter les pertes en s'appuyant sur des fonds conséquents et des mécènes fidèles, les petits musées font face à des situations beaucoup plus critiques en termes financiers, qui les forcent à se séparer de certaines œuvres. L'Association des musées de l'Etat de New York a proposé la possibilité d'un texte de loi interdisant formellement de vendre des œuvres des collections des musées publics « au profit de dépenses ordinaires et de fonctionnement courant » , un profit opposé à celui des acquisitions, pour lesquelles une vente reste tolérée par l'Association des musées américains.
Le dialogue semble difficile, car si une majorité de dirigeants de musées ne semblent pas hostiles à une législation encadrant la vente d'œuvres, la plupart rejettent une interdiction totale, sans possibilité d'exception.
Source: www.artclair.com

V&A at Dundee

http://www.femmeactuelle.fr/var/femmeactuelle/storage/images/maison/news-deco/design-londres-00514/6721591-1-fre-FR/le_design_au_victoria_albert_museum_de_londres_article.jpg
Le Victoria and Albert Museum va ouvrir un deuxième site dans le nord de l'Ecosse, à Dundee. Le « V&A at Dundee » est prévu pour ouvrir d'ici 5 ans, avec un budget de construction de 47 millions de livres, qui reste encore à finaliser. Le but est d'en faire un centre de recherche en design accueillant des expositions itinérantes.

Le projet architectural sera d'envergure : les responsables prévoient un budget de 47 millions de livres (52,9 millions d'euros) et plus de 7 000 m2 de surface. Parmi les possibles candidats au concours, le nom de Frank Gehry a été évoqué. Le V&A at Dundee aura pour vocation d'accueillir les expositions temporaires du V&A de Londres, et de servir de centre de recherche en design contemporain et en hautes technologies, des domaines étudiés à haut niveau à l'Université de Dundee.
Le souhait des responsables politiques impliqués dans le projet, en particulier le gouvernement écossais, est de revitaliser la région, sinistrée par l'effondrement de l'économie portuaire. Les réussites de Liverpool, Leeds et Gateshead ont incité les pouvoirs publics à réfléchir sur la mise en place d'un pôle culturel de grande ampleur en Écosse.
A Dundee, tout un quartier est prévu autour de la future galerie, la chaine d'hôtellerie Hilton prévoit même d'y construire un nouvel hôtel.
Si le projet scientifique est salué par tous, lorsque la question du budget est évoquée, les choses deviennent plus compliqué. Le V&A ne s'investira pas financièrement dans ce nouveau centre. Le gouvernement écossais, très impliqué dans la conception, renâclerait à donner un chiffre exact de sa part dans les subventions publiques. Il demande à la municipalité de Dundee de participer à hauteur de 15 millions de livres.
L'Université de Dundee se déclare prête à se lancer dans une grande campagne de recherche de mécénats privés.
www.artclair.com

Nouvelles directions de la culture

http://medias.lepost.fr/ill/2009/04/14/h-20-1494995-1239690198.jpg

Lors du Conseil des ministres du 13 janvier, les directeurs généraux ont été nommés aux trois nouvelles directions de la Culture : Philippe Bélaval aux patrimoines, Laurence Franceschini aux médias et Georges-François Hirsch à la création artistique. Guillaume Boudy devient Secrétaire général.


Comme prévu, Philippe Bélaval arrive à la tête de la Direction générale des patrimoines, qui « définit, coordonne et évalue la politique de l'État en matière d'architecture, d'archives, de musées, de patrimoine monumental et archéologique ». Il aura comme directeur-adjoint Jean Gautier, jusqu'alors chargé de l'Architecture, Marie-Christine Labourdette demeurant directrice en charge des musées.
A la Direction générale de la création artistique, George-François Hirsch aura pour mission de soutenir les arts plastiques et le spectacle vivant. Il était depuis 2008 le Directeur de la Musique, de la Danse, du Théâtre et des Spectacles, une direction qui devient le Service du Spectacle Vivant dans cette nouvelle entité.
Laurence Franceschini, ancienne directrice du développement des médias à Matignon, est nommée à la tête de la Direction générale des médias et des industries culturelles. Passée à la Culture entre 2004 et 2007 comme directrice-adjointe du cabinet du ministre, elle aura sous sa direction le Service du Livre et de la Lecture et le Service des Médias.
Enfin, Guillaume Boudy est confirmé dans ses fonctions de secrétaire général.

Source: www.artclair.com

Taxer les sociétés Internet pour soutenir la culture?

http://static.pcinpact.com/images/bd/news/79107-rapport-zelnik-mitterrand-toubon-didier-plowy-mcc.png

Le 6 janvier, Patrick Zelnik (PDG de Naïve), Jacques Toubon (ancien Ministre de la Culture) et Guillaume Cerruti (PDG de Sotheby's France) ont rendu le rapport de la mission « Création et Internet » à Frédéric Mitterrand. Parmi les 22 propositions soulevées, l'idée d'une taxe sur les revenus publicitaires en ligne des sociétés Google, Facebook ou Yahoo! pour soutenir la création culturelle fait déjà débat.

Le rapport préconise une taxation des revenus publicitaires en ligne, visant les grandes sociétés internet tels « Google, Facebook, Microsoft, AOL ou Yahoo! ». La mission estime qu'à terme « cette mesure pourrait générer un surcroît de recettes fiscales de l’ordre de 10 à 20 millions d’euros par an ». La « taxe Google », comme on la surnomme déjà, sera donc très prochainement mise à l'étude, mais elle suscite d'ores et déjà de nombreuses interrogations sur sa faisabilité.
Cette taxation a pour but de financer les autres propositions du rapport, notamment la mise en place d'une « Carte musique jeune » pour favoriser le téléchargement légal de musique. L'idée a enthousiasmé Nicolas Sarkozy, qui a demandé sa mise en place d'ici l'été 2010.
Dans le domaine du livre, une TVA réduite à 5,5% pourrait donner un coup de pouce au livre numérique, tandis qu'une plate-forme internet unique de catalogues d'offres culturelles (livre, musique, vidéo) serait mise à l'étude très prochainement.
Mais ce qui ressort avec force de ce rapport est la grande méfiance des professionnels de la Culture vis-à-vis du géant américain Google. En effet, la proposition n°16 préconise de demander l'avis de l'Autorité de la concurrence sur un possible abus de position dominante de Google concernant le marché de la publicité en ligne.

Source: www.artclair.com